Les aventures d'Alaya, l'héroine Isil - Tome 3
Lorsque la nuit tomba sur Elyaenalone, une ombre s'agitait silencieusement dans les ruelles étroites et tortueuses de la ville. Alaya, avec sa capuche dissimulant son visage, se faufilait entre les bâtiments sombres, ses yeux brillants d'une détermination farouche. La lune voilée projetait une lumière blafarde sur les pavés, créant un labyrinthe de clair-obscur où chaque pas devait être mesuré et silencieux.
La statuette de la Pie Tag'Hor était conservée dans le temple des Isils sombres, une structure imposante aux murs ornés de bas-reliefs représentant des scènes de mythes et de légendes. Alaya, grâce à ses informations et sa préparation minutieuse, connaissait la disposition du temple et les routines de ses gardiens. Son cœur battait avec force dans sa poitrine, mais elle respirait calmement, concentrée sur sa tâche.
Elle atteignit le mur du fond du temple sans encombre, utilisant des griffes d'escalade pour grimper avec l'agilité d'un chat. Une fois au sommet, elle s'arrêta, scrutant les environs. Les gardes patrouillaient en bas, leurs torches jetant de longues ombres dansantes. Alaya attendit le bon moment, puis glissa silencieusement à l'intérieur par une fenêtre ouverte.
L'intérieur du temple était baigné d'une atmosphère solennelle. Des torches accrochées aux murs jetaient une lumière vacillante sur les statues de divinités et les fresques mystiques. Alaya avança prudemment, évitant les dalles qui lui semblaient suspectes, consciente des pièges magiques qui pourraient être dissimulés. Elle avait appris que les Isils sombres ne lésinaient pas sur la protection de leurs trésors.
Finalement, elle arriva dans la chambre principale où la statuette était exposée sur un autel de pierre noir. La Pie Tag'Hor était là, sa surface lisse et sombre absorbant la lumière des flammes. Alaya s'approcha, ses sens en alerte. Elle savait qu'il ne s'agissait pas seulement de prendre la statuette, mais aussi de désactiver les enchantements de protection.
Elle sortit un petit miroir de sa besace et commença à réfléchir la lumière des torches sur les symboles gravés autour de l'autel. Un à un, les symboles s'illuminèrent d'une lueur bleutée, puis s'éteignirent. Lorsque le dernier symbole s'éteignit, un frisson parcourut la pièce, comme si un ancien verrou venait d'être levé.
Rapidement, Alaya enveloppa la statuette dans un tissu spécial, conçu pour neutraliser ses énergies, et la glissa dans son sac. C'était fait. Elle avait la Pie Tag'Hor.
Mais à ce moment précis, une alarme silencieuse sembla retentir. Des pas lourds résonnèrent dans les couloirs, et des voix s'élevèrent dans l'air nocturne. Les gardes avaient été alertés !
Alaya ne perdit pas de temps. Elle courut vers la fenêtre par laquelle elle était entrée, mais trouva le chemin bloqué par des Isils sombres, leurs yeux brillant d'une lueur rouge menaçante. Sans hésiter, elle se dirigea vers l'autre côté de la salle, où une série de colonnes offrait un chemin alternatif.
Sautant de colonne en colonne avec une agilité stupéfiante, elle atteignit une petite ouverture dans le plafond qui menait à un réseau de passages secrets qu'elle avait repérés plus tôt. Les gardes hurlèrent en dessous d'elle, mais elle était déjà hors de leur portée, se déplaçant rapidement à travers les tunnels étroits.
Lorsqu'elle émergea enfin à l'extérieur du temple, la nuit était toujours aussi dense. Elle se lança dans une course effrénée à travers la ville, ses poursuivants à ses talons. Mais Alaya connaissait les rues d'Elyaenalone mieux que quiconque. Zigzaguant à travers les marchés nocturnes et les allées étroites, elle sema ses poursuivants un à un.
Elle atteignit le port, où un petit bateau l'attendait, arrangé par un de ses contacts fiables. Sans regarder en arrière, Alaya sauta dans le bateau, coupant rapidement les amarres et mettant les voiles. Alors que le bateau s'éloignait d'Elyaenalone, elle sentit la tension retomber de ses épaules. Elle avait réussi. La statuette de la Pie Tag'Hor était à elle, et avec elle, les secrets et les pouvoirs qu'elle renfermait.
Mais tandis que les ombres de l'île s'estompaient dans la distance, Alaya ne pouvait s'empêcher de sentir un frisson d'appréhension. Qu'avait-elle vraiment dérobé cette nuit-là ? Seul le temps et les étoiles le diraient.
Suite ici !

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